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"Un documentaire dans un rêve" : rencontre avec l'équipe du film White Shadow

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Rédigé le Lundi 16 Mars 2015 à 13:00


À l'occasion de la sortie du film White Shadow de Noaz Deshe le 11 mars 2015, BME a rencontré Noaz Deshe le réalisateur ainsi que les acteurs principaux du film Hamisi Bazili et James Gayo.


Hamisi Bazili © White Shadow
Hamisi Bazili © White Shadow
BME : Bonjour ! 
 
Noaz Deshe : Bonjour, Je suis Noaz Deshe, réalisateur.
Hamisi Bazili : Je suis Hamisi, je suis une partie de ce film. Ce film c’est “White Shadow”. 
James Gayo : Bonjour, je m’appelle James Gayo, je tiens un second rôle dans le film. 
 
BME : Comment vous est venue l'idée du film ? 
 
Noaz (réalisateur White Shadow ) 
Le sujet existe sous couvert depuis un moment déjà. Je m’y suis intéressé lorsque j’ai été invité pour enseigner à Dar es Salam (Tanzanie) par l’association Alliance française et l’institut Goethe. Avec un ami - qui se trouve être le co-producteur du film- nous étions censés animer des workshops afin d’en faire des courts métrages. Tout cela n’avait rien à voir avec le projet qui a mené à la réalisation de White Shadow. Très naturellement, j’ai compris que ces workshops pouvaient servir de tremplin pour un projet de plus grande envergure. La réalisation de courts métrages est une activité prenante. De solides liens professionnels deviennent de véritables amitiés.

Alors j’ai effectué des recherches dans cette perspective pour trouver l’Idée directrice, celle qui verrait naître une histoire véritable. Je suis alors tombé sur un rapport de Vicky Ntetema qui après avoir enregistré en secret un docteur sorcier qui transportait les organes d’un albino l’a rendu public pour que cette histoire soit entendue par le plus grand nombre; ce qui lui a valu l’obtention du Courage of Journalism Award.

Aujourd’hui, elle est l’un des membres dirigeants de l’ONG Under the same sun -pour la protection des albinos en Afrique. Tout cela a attisé une certaine flamme créatrice en moi. J’ai été possédé d’une certaine manière. J’ai lu énormément sur le sujet et j’ai appelé mon ami pour lui proposer de me joindre dans cette aventure en sillonnant la Tanzanie pour enseigner, créer et découvrir avec la population. Nous avons donc formé les locaux qui ont participé aux différents workshops afin qu’ils puissent se joindre à ce nouveau projet de film qui allait s’appeler White Shadow à propos d’un jeune garçon, Alias. J’ai donc décidé d’effectuer des recherches, encore (rires) pour écrire le script. 
De solides liens professionnels deviennent de véritables amitiés. 

Hamisi Bazili et James Gayo © White Shadow
Hamisi Bazili et James Gayo © White Shadow
BME : À ce titre, vous avez choisi d'appeler le film White Shadow. Est-ce votre manière de dire que les albinos sont une minorité visible blanche au sein d'une population majoritairement noire ? 
 
Noaz
Je pense que lorsque l’on compose de la musique, on ne s’attache pas tellement à l’expliquer. Chercher à trouver une explication détruirait immédiatement l’oeuvre. Lorsque l’on peint, de la même manière, vous ne l’expliquez pas pour ne pas prendre le risque de détruire cette création. Alors, l’idée c’est justement d’inciter au débat, d’élever le questionnement dans l’esprit du public. Votre pensée est belle, je n’en démens pas. J’ai entendu 5 autres interprétations toutes aussi valables. Je crois que le choix du titre d’une oeuvre doit s’inscrire dans une démarche de questionnement perpétuel afin que jamais une interprétation puisse en invalider une autre, ce qui tuerait le processus créatif. Ce n’est jamais le rôle du réalisateur que de trouver des réponses. Tout au contraire, il a vocation à éveiller les consciences. Les questions forcent à la curiosité, l’idée n’y est pas définitive mais évolutive. 
"Les questions forcent à la curiosité, l’idée n’y est pas définitive mais évolutive."  

BME: On a le sentiment que le film est tout à la fois un documentaire et une fiction. Cet effet est-il voulu ? Si oui, dans quel but ? 
 
Noaz
Le film est totalement écrit et répété. Ce n’est pas un documentaire. Tout ce que l’on voit à l’écran, tous ceux que l’on voit à l’écran entre dans le cadre d’un contrat de travail. Ces personnes ont été rémunérées. Il a été difficile de répéter parfois. On a parfois du prendre plus de 50 prises avec beaucoup de personnes et peu de fonds. Mais avec le support des locaux, le fardeau de la création a été plus léger à porter. À la recherche d’acteurs dans les rues, le contact avec les locaux vous donne un sentiment d’appartenance unique qui nourrit la narration. J’ai eu la chance de pouvoir créer un environnement de travail dans lequel mes partenaires ont pu émettre librement des critiques. C’est ici que le film s’inscrit dans le réalisme. Peut-être s’agit-il ainsi d’un documentaire dans un rêve…
Un sentiment d'appartenance qui nourrit la narration 

BME : On s'attarde souvent sur le succès généré par un film mais peu sur les difficultés qui ont tout autant permis sa réalisation. Quelles difficultés avez vous rencontrer ?
 
Noaz
Rien ne nous a jamais mené à perdre de vue notre objectif, qui était de conter une histoire. En parlant de difficultés à la fin d’un projet, on tombe dans l’erreur en voulant créer une histoire héroïque. On s’est concentrés sur l’histoire. C’était difficile, chaotique mais gratifiant. Nos échecs ne sont finalement qu’une suite de leçons bénéfiques à la réalisation d’un tout. Vous savez, travailler dans un environnement relativement étranger au vôtre, impose de posséder une certaine flexibilité d’esprit. Les erreurs peuvent ainsi mener à de belles découvertes. Les personnes présentent sur le tournage ont mis à contribution leurs savoirs pour guider le processus. James ou encore Hamisi peuvent en attester (rires).

Ces collaborateurs en qui vous avez confiance sont ceux dont vous dépendez. Vous essayez, ensemble, de construire une oeuvre cohérente. Il y a plusieurs mésaventures qui nous ont conduit à annuler le tournage plusieurs fois. Certains acteurs ont été absents, on a du en engager d’autres. Il y a donc ce dynamisme permanent qui pousse à la créativité. C’est un bon sentiment au demeurant. 

La réalisation d’un film consiste en une accumulation de réponses apportées à des erreurs. La réalisation d’une oeuvre, quelle qu’elle soit, est jalonnée de problèmes. Rien ne sert de s’attarder longuement sur ses erreurs en ayant été trop sévère avec soi-même. L’idée c’est de soulever une question pour ensuite y répondre. C’est ce qui conduit à l’écriture d’un script. La solution à un problème peut provenir d’un échange d’emails avec un ami, d’un tableau ou encore en réalisant un film. C’est la voie que j’ai choisi. Si vous avez l’opportunité d’être portée par un projet si fort qu’il touche une communauté entière, vous avez le devoir de la mener à bien.

Débarquer dans un village et imposer son idée sans l’approbation des villageois est néfaste pour le travail de création et ce n’est pas une question d’argent. Vous n’êtes pas dans une posture de chasseur de têtes. Vous allez faire les courses avec une femme du village. Quand à votre retour, celle-ci cuisine pour l’ensemble des habitants du village, ils sentent impliquer dans l’aventure parce qu’ils savent l’intérêt que vous portez à leurs avis.
 
BME : Une expérience partagée ?
 
Noaz
Ce film leur appartient à tous.
La réalisation d’un film consiste en une accumulation de réponses apportées à des erreurs. 

BME : Ce projet est donc une somme de rencontres... Comment Alias a-t-il joint le tournage ?
 
Alias 
Je veux tout d’abord insister sur le fait que le sujet du film est réel. Les albinos sont persécutés et tués en Tanzanie. Il y a longtemps déjà que j’ai le désir de faire quelque chose pour cette cause, pour que ces tueries cessent. Je voulais composer une chanson et la soumettre à des stations de radio mais la vie ne m’en a pas donné l’occasion. Quand j’ai entendu que Noaz Deshe devait venir en Tanzanie dans le cadre de ces workshops, j’ai saisi l’occasion persuadé qu’il s’agissait là d’une opportunité pour réaliser ce que je n’avais pas pu faire seul. 
 
Noaz
L’acteur qui joue le père d’Alias au début du film c’est Tito D. Ntanga, directeur de l’association Albino Revolution Cultural Troop. Cette association milite pour la sensibilisation à la cause des albinos dans le pays. La mère d’Hamissi est membre de cette association. Avec Tito, on organisait des workshops au cours desquels des enfants venaient nous conter quels étaient leurs rêves, leurs aspirations futures. Certains d’entre eux avaient la capacité de conter avec une telle intensité qu’ils parvenaient à  nous transporter. Nous organisions alors des essais devant la caméra avec les plus percutants. Hamissi a quant à lui proposé une chanson à propos de l’albinisme. Il était très confiant, au point qu’il clamait haut et fort que le film était le sien. Il y voyait son histoire, qu’il devait conter au monde. On a donc continuer de filmer des scènes avec lui. Les castings ont duré des mois pendant lesquels on a pu rencontrer des personnes sur les marchés, les ferrys… 
Les albinos sont persécutés et tués en Tanzanie. 
 
BME : On parle de ces personnes qui ont été devant la caméra mais la population a sûrement aussi joué un rôle dans le processus de création. Comment les Tanzaniens ont-ils reçu le film ?
 
Noaz
Les réactions étaient très positifs. Nous avons d’abord projeté le film à Zanzibar, le festival du film le plus prisé en Tanzanie. Les personnes à qui ont a montré le film en étaient très contents. 

Ces sentiments dépassent la seule dialectique de l’histoire africaine de l’albinisme
BME : Que pensez vous de l'opposition entre modernité et tradition, particulièrement en Tanzanie ?
 
Noaz
L’idée selon laquelle les vieilles traditions ont disparu du paysage idéologique occidental est fausse et nous nous en sommes rendu compte à travers les tragiques évènements de ces dernières années. Ce n’est en somme rien de nouveau dans l’histoire humaine. Les leaders ont cette tendance à mystifier l’autre afin d’en faire un être non désirable sujet de tortures divorces. C’est intriguant. Et c’est le cas dans toutes les religions, toutes les formes de spiritualité, toutes les cultures.

L’histoire de l'albinisme en Tanzanie fait l’effet d’une bombe, c’est une gifle monumentale qui jette la lumière sur d’autres tensions culturelles dans le monde. En se concentrant sur le personnage d’Alias, par exemple, son voyage initiatique, les épreuves qu’il subit, ce qu’il ressent, on comprend que ces sentiments dépassent la seule dialectique de l’histoire africaine de l’albinisme. Dans certains endroits en Afrique, il existe en effet cette tendance au clash entre l’héritage culturelle et la modernité.

Mais ce que j’ai appris de Hamisi et Salum (Salum Abdallah, son petit frère dans le film, ndlr), c’est leur capacité à comprendre en profondeur certaines choses que nos esprits occidentaux ont oublié. En fait, je ne sais pas bien ce qu’est la modernité. Il arrive à chacun de vouloir un jour habiter en ville pour se voir le lendemain déménager à la campagne. La modernité n’est pas le luxe de pouvoir être connecté tout le temps, le luxe d’être constamment distrait. Je crois qu’il s’agit d’une mixture complexe que je n'arrive pas bien à comprendre. Et c’est peut-être là ce qui est fondamentalement prenant. Cette idée dynamique du questionnement perpétuel. 

Le questionnement est à l’origine du processus créatif. 
 
BME : Êtes-vous d'avis que les réalisateurs ont une certaine responsabilité quant à la perception de leur oeuvre ?
 
Noaz
Je vais prendre une image mercantile qui je pense épouse les contours de ma pensée sur le sujet. Je crois que j’ai été engagé par l’Idée. À la manière d’un employé par un employeur. Il n’est pas possible de trahir l’idée, sous peine d’être puni. La communauté avec laquelle vous travaillez est garante du sérieux de votre travail. Il y a la responsabilité de protéger les collaborateurs, les acteurs, tant dans le cadre de l’enregistrement des images que celui du montage. Il y a une responsabilité, celle de conduire le spectateur à se dire qu’il vient de regarder un film qui valait la peine d’être vu. 
 
BME : Le film vise donc à élever les consciences… Avec l’Éducation, aucune vie ne peut donc être perdue dans la poursuite d’espérances vaines ? L’Éducation et notamment l’École a t il un rôle à jouer dans l’extinction de ces violences? 
 
Hamissi
 99% ! 
 
James Gayo
Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles les tueries ont lieu. On a tendance à lier ces questions de mythes, de croyances ancestrales, de sorcelleries à des personnes qui manquent d’éducation. Toutefois, ce n’est pas toujours le cas. Hamissi l’a très bien exprimé: 99% ! - Je n’irais pas jusqu’à donner un chiffre mais la situation est extrêmement complexe. Par exemple, des hommes et femmes politiques vont à la rencontre des sorciers guérisseurs pour obtenir des potions censées favoriser leur victoire aux élections. Pourtant, ces hommes et femmes politiques sont très bien éduqués. L’éducation joue un rôle crucial, sans aucun doute. Mais il faut rappeler que l’étude de ces pratiques réveille l’existence d’un véritable mode opérateur auquel différents membres participent. Le vendeur, les tueurs à gage, les sorciers guérisseurs, etc…
 
"Un lion avait tué 8 personnes sur le lieu du tournage."
Noaz
L’éducation est un élément essentiel. Toutefois, le problème avec l’éducation c’est qu’on ne sait pas qui écrit les livres d’Histoire. Ils peuvent être écrits par un parti politique de droite ou de gauche et cela influence fondamentalement l’information donnée. Si l’histoire est racontée par des personnages haineux, l’éducation ne peut être la panacée. Le problème est ancré dans le rapport à l’autre. Les politiques doivent veiller à ce que personne ne soit marginalisé. Le terreau du fondamentalisme se trouve dans la solitude des âmes perdues. Les gouvernements doivent se saisir de la cause des albinos parce qu’il s’agit de répondre à la rupture destructrice des liens entre les hommes. 
James Gayo
James Gayo

BME : Avez-vous aimé tourner ce film ? 
Hamisi
Oui, j’ai adoré. Je ne connaissais pas James au départ. Avec cette expérience, il est devenu pour moi comme un membre de ma famille. Salum est mon frère. Ma famille ne cesse de s’agrandir.
 
James
Il y a toujours un certain plaisir dans la création d’une oeuvre. Le film était difficile à réaliser mais les rencontres permettent de faire de ces épreuves, une heureuse aventure partagée. 
 
Noaz
Un jour, un lion avait tué 8 personnes sur le lieu du tournage. Le tournage a été annulé. Ce qui me semblait invraisemblable était normal pour les locaux. Nous avions une petite caméra, rien de très gros. Mais vous savez, la facilité ne me satisfait pas. Un blanc qui débarque en Afrique pour faire un film sur des africains suscite la curiosité. Mais dès lors qu’il s’agit d’aborder les questions de fond, les apparences et les clichés disparaissent. Peut-être qu’ils réapparaitront quand je serai parti (rires), peut-être qu’ils disparaîtront de nouveau à mon retour-qui sait ? Toutes nos vies sont jalonnées de ces relations empruntes de clichés. Nous devons tous essayer de détruire ces idées préconçues. Il s’agit toujours d’être présent pour révéler des talents; ces hommes et femmes que j’ai rencontré sur le chemin. Ces personnes dont on ne parle pas mais qui le mériterait. Nous avons été capables de déconstruire ces barrières pour servir le sujet de l’histoire. 
 
BME : Qu'est ce que vous avez en tête pour le futur ? 

Noaz
Je les filmais hier dans le métro parisien et j’ai été éblouit par leurs prestations. À tel point que j’ai envie de faire un autre film avec eux, en dehors de l’Afrique, sur un sujet différent.  
BME : Un film à Paris ?
 
Noaz
Je ne sais pas. Mais je ne leur ai pas encore dis (rires). Ce sont des acteurs géniaux et le monde doit le savoir. 
 
BME : Vous êtes d'accord avec ce qu'il vient de dire ? 
 
James
Complètement !

Hamissi
Oui !
 
BME : 99 % ?
(Rires)
 
((Cet entretien a été traduit de l’anglais, condensé et édité.))

La bande-annonce de White Shadow

Derick Gnonlonfoun


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