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Spike Lee : son projet de film « Chiraq » déjà dans la controverse

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Rédigé le Jeudi 23 Avril 2015 à 13:00


Controverse. Ne vous attachez pas trop vite au titre du nouveau film de Spike Lee car il pourrait très vite être modifié. Chiraq est le prochain film de Spike Lee sur les violences urbaines du quartier d’Englewood à Chicago. Alors que sont annoncées les thématiques sur la ségrégation raciale, la pauvreté et la violence intracommunautaire, c’est le nom de la production de Spike Lee qui n’a guère plu au maire de la ville de Chicago, Rahm Emanuel. Explications.


C’est lors d’une conférence de presse que le maire de Chicago, Rahm Emanuel a fait entendre son « mécontentement » quant au titre du film de Spike Lee. Chiraq est le surnom donné à la ville par les rappeurs locaux. Avec ce surnom, ils comparent la zone de guerre d’Irak à la montée de la criminalité dans les quartiers populaires de Chicago.

En effet, Chicago fait partie des villes possédant les plus forts taux de criminalité aux Etats-Unis. Friand de sujets crus et révélateur d’une société mouvante, Spike Lee a décidé de s’attaquer, avec le soutien d’Amazon Studios, au cas de la ville de Chicago. Avec au casting, Samuel L. Jackson, Common, Kanye West et Jérémy Piven, le public et la presse s’impatientent déjà du rendu final.

Samuel L. Jackson, Common et Kanye West
Samuel L. Jackson, Common et Kanye West
Un entretien sans issue Cependant, après un entretien avec Spike Lee, le maire de Chicago, Rahm Emanuel, a confié publiquement ses inquiétudes quant aux connotations négatives que le film pourrait attacher à sa ville.
« Nous avons eu une conversation à cœur ouvert. Bien qu’il m’ait informé que le film se concentrait principalement sur le quartier d’Englewood, j’ai été clair sur mon mécontentement sur le titre. Je lui ai aussi dit qu’il y avait des personnes honnêtes avec des familles dans le quartier d’Englewood, et que des choses positives se construisaient à Englewood, par la simple volonté d’habitants du quartier » confie Emanuel à la presse.

L’objection de Rahm Emanuel se baserait alors sur une question d’image nationale. Spike Lee aurait précisé que l’objet de son film était de discuter de la violence dans la communauté afro-américaine en particulier chez les hommes ainsi que de l’influence que celle-ci porte sur la communauté. Son intention n’est donc pas de portraire l’ensemble d’Englewood mais une minorité. Bien que le maire approuve le message de Lee, il s’oppose tout de même à l’utilisation de ce terme.

L'art doit-il céder à la pression politique ?

Depuis sa conférence de presse, la controverse est devenue débat national. Plus particulièrement dans la presse locale de Chicago. Alors que certains prônent la liberté artistique et le besoin de débats sur la situation d’Englewood, d’autres s’inquiètent de la mauvaise image affiliée à Englewood et à Chicago. Si Spike Lee n’a pas encore précisé si il allait répondre favorablement à la requête du maire, il pourrait s’y trouver obliger.

En effet, Amazon Studios et Spike Lee auraient demandé une aide publique de 3 millions de dollars afin de tourner le film à Chicago. William D. Burns, conseiller municipal de la ville de Chicago, aurait répondu à cette demande : « vous vous rendez compte que puiser dans les fonds publics pour financer votre film nous donne une place à la table de production ? ». Encore une fois, M. Lee n’a pu répondre à cette question.

Pensez-vous que Spike Lee devrait céder à la pression politique ?
Farat SAID SOILIHI


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