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Rencontre avec Boris Lojkine, le réalisateur du film Hope

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Rédigé le Lundi 2 Février 2015 à 18:00


Connu pour ses films documentaires sur le Vietnam, Boris Lojkine était prof de philo avant de prendre la caméra pour la première fois en 2001. Près de 15 ans après le début de sa carrière, le réalisateur tourne son premier film de fiction et choisit un sujet sensible pour son initiation : la migration clandestine. Film dur mais sans artifices, Hope fait partie de nos coups de coeur 2015. Boris Lojkine a accepté de nous en dire plus sur l'envers du décor de son tournage et de cette histoire si proche de la réalité...



Pourquoi avoir choisi une histoire d’amour pour aborder le sujet de la migration africaine ?

Quand j’ai commencé à travailler sur ce projet, je pensais que j’allais raconter tout simplement l’itinéraire d’un migrant. Je pensais que ce serait plus un film d’initiation sur un migrant qui se confronte à cette violence du monde et qui se transforme. Dès que j’ai commencé à faire du terrain et à rencontrer des gens, ça s’est imposé à moi que la seule chose qu’il fallait raconter c’était la condition des femmes sur la route. Inévitablement. C’est la chose qui m’a ému surtout quand j’ai commencé à rencontré des femmes migrantes qui avaient fait la route, qui avaient connu la prostitution. Il n’y a pas tellement moyen d’y échapper pour une femme, ça montre à quel point c’est difficile pour elles . À partir de ce constat, je me suis intéressé à montrer comment un homme peut gérer cette situation.
Je sais qu’à l’arrivée c’est un film d’amour mais ce n’est pas un film que j’ai pensé comme ça. Ce n’est pas un film romantique, ni une histoire de désir ou de passion. c’est un film où l’amour vient progressivement. C’est une autre forme d’histoire d’amour, celle de deux êtres jetés l’un contre l’autre et qui finalement se rapprochent à partir d’une sorte de communauté, de destins dans l’hostilité ambiante.
 

C’est intéressant que vous parliez de la condition des femmes sur la route car c’est justement avec ce sentiment que je suis sortie de la salle de cinéma. J’ai trouvé que le personnage de Hope en bavait plus que celui de Léonard.

Tout le cheminement du film est là. On démarre avec ce personnage masculin qui petit à petit semble s’effacer pour elle. Au départ, il n’est pas forcément meilleur que les autres hommes, il est un peu couillon aussi… Certes, il a un cœur plus tendre qui fait qu’il va aider cette fille dans le désert, lui tendre la main mais ce n’est pas un saint non plus., ce n’est pas un héros. Comment cet homme très jeune va prendre en charge cette fille. Ce qui n’était pas prévu mais c’est en le faisant qu’il révèle son humanité pleine ou plutôt qu’il la réalise et c’est ce que je trouve beau dans ce parcours.

Est-ce que lorsque vous étiez sur le terrain, à la rencontre des migrants, vous avez entendu des histoires similaires à celle de Hope et Léonard ? À savoir un homme qui aide une femme en chemin ?

Globalement sur la route c’est chacun pour soi. La morale du migrant, la maxime que j’ai entendu, répétée comme un mantra c’est "L’aventure c’est une place". C’est la formule que chacun se répète avant de partir. Dès lors que je suis sur la route, il n’y a plus rien à part l’objectif d’arriver à destination. Ce qui fait toutes les choses terribles qu’on voit sur la route : les gens qui se volent les uns les autres parce qu’ils sont dans un tel état de désespérance qu’ils sont prêts à tout... Après j’ai vu quand même de belles histoires. Par exemple, une Camerounaise qui vivait chez les Nigérians. Elle a refusé de vivre avec la communauté camerounaise et s’est installée avec un Nigérian qui la traitait bien. J’ai rencontré une Congolaise qui avait vécu des choses terribles sur la route et qui avait été « sauvée » dans le désert par un Ivoirien qui l’avait prise en charge. Donc j’ai quand même entendu des histoires transnationales qui font la beauté de ces récits car elle vont à l’inverse de toute cette logique communautaire qui est très forte partout mais en particulier en Afrique, je trouve. Ce qui m’avait frappé dans cette histoire c’est que cette Congolaise était reconnaissante et touchée par le vrai amour que cet homme avait pour elle. Mais elle était tellement blessée à l’intérieur d’elle même qu’elle n’était pas capable de vivre une vraie histoire d’amour avec un homme. Donc d’une certaine manière, le film est presque plus tendre que la réalité qu’il montre. Même si le film ne va pas jusqu’à idéaliser les situations… C’est un film qui reste très dur.
 
Boris Lojkine
Boris Lojkine

Quelle était la motivation des personnes que vous avez recrutées à jouer dans le film ?

L’argent ! Non je plaisante. Mais bon aussi. Quand vous prenez des gens qui sont dans une situation très précaire les payer, leur faire un contrat… C’est important. Ils ont adoré faire du cinéma.
Il se considèrent comme des aventuriers. Ils sont partis de chez eux, ils ont la niac, ils en veulent donc ça a été facile de trouvé des migrants qui avaient envie de faire le film. Après je n’ai pas travaillé avec tout le monde, j’ai sélectionné ceux qui avaient quelque chose qui m’intéressait. Mais je pense que pour eux c’était une aventure incroyable. Il faut savoir que ce sont des personnes qui vivent au Maroc dans des conditions de très grande précarité. Les Marocains les traitent comme des chiens en permanence, le racisme est omniprésent au Maroc. Les migrants peuvent se faire rafler n’importe quand et se faire déporter à la frontière. Ça leur arrive régulièrement de se faire déporter à la frontière algérienne à Oujda et ils reviennent au bout de trois, quatre jours, voire une semaine après s’être fait bastonner etc.. Donc tout d’un coup quand on leur propose de tourner dans un film où ils vont être bien traiter, où tout le monde leur parle bien… Ils participent à une aventure qui est excitante. Tout ça pour eux c’était un conte de fée.
 

Ils ont pu voir le film ? Ils ont aimé ?

Je voulais leur montrer le film dans de bonnes conditions, je ne voulais pas qu’ils le voient sur un bout d’écran dans un cybercafé. Donc j’ai attendu le festival de Marrakech parce que je savais que le film avait de grandes chances d’y être diffusé. Comme ils habitent au Maroc, je les ai tous réunis lors de la projection. Même si c’était un peu compliqué, tous les acteurs du film était là avec moi. C’était très émouvant.
On a monté le tapis rouge ensemble. Ils étaient devant une meute de 40 photographes, ils ont adoré ! Ils m’ont dit : « est-ce qu’on peut recommencer ? » ! À la fin du film, il y a eu une standing-ovation de la salle qui a duré longtemps. Le public est même venu se prendre en photo avec eux.
Pour eux, encore une fois, que ce soit des Marocains qui soient venus faire ça… Ces Marocains qui si souvent dans la vie leur parlent si mal et les traitent vraiment comme des « descendants d’esclaves » et je ne sais quoi. C’était inouï. Justin qui tient le rôle principal à pleurer pendant tout le film, après pendant une demi-heure, il n’a pas pu articuler un mot.
Tous les acteurs se sont reconnus, même le grand chairman nigérian a pleuré comme une madeleine ! Les mots après c’était « Merci, c’est juste, tu nous a bien représentés, c’est vraiment notre réalité ». Après les deux acteurs principaux, pour eux voir le film c’est revivre l’histoire du tournage.
 
L'équipe du film au festival de Marrakech en décembre 2014
L'équipe du film au festival de Marrakech en décembre 2014

Vous dites que vous avez été amené à adapter votre scénario aux réalités du terrain. Quelles ont été les concessions les plus dures à faire ?

Ce n’était pas vraiment des concessions. J’ai construit mon scénario à partir de documents que j’avais lu ici. J’ai vraiment bossé, j’ai lu des livres, des articles, des rapports, des enquêtes, des récits de migrants aussi. Ce qui faisait que j’avais une énorme matière documentaire avec laquelle j’avais écrit ce scénario. Mais au fond quand je suis allé sur le terrain je trouvais que je passais à côté de choses très essentielles de ce monde. Notamment la dimension communautaire de la migration qui est vraiment ce qui saute aux yeux dès lors qu’on entre à l’intérieur.
Dès lors qu’on est plus dans les questions de journaliste du type « Alors vous voulez venir en Europe ? Pourquoi vous êtes partis de chez vous ? », on essaie de comprendre ce monde de la route avec des questions comme : comment ça marche ? comment les gens vivent dedans ? comment ils s’organisent ? Et plus on commence à percer le secret des gens, ils ne s’adressent plus à vous comme à un Blanc, ils ne « whitisent » pas le discours, ils finissent à vous raconter ce qui leur importe. C’est à dire qu’est ce qu’il vont bouffer demain et comment ils paient le voyage pour la prochaine étape : ce sont les vraies choses qui les préoccupent. On s’aperçoit que ce qui est le plus important c’est les ghettos.

Rencontre avec Boris Lojkine, le réalisateur du film Hope
La vie sur la route c’est la vie dans les ghettos dès lors que vous abordez le Sahara mais encore plus quand vous avez traversé le désert et que « les Blacks ne sont plus chez eux », on va dire. Il y a ce sentiment très fort chez les migrants que quand ils passent le Sahara, tout d’un coup c’est un autre monde qui s’ouvre à eux : c’est chez les Arabes. « Les Arabes sont pas faciles » et « les Arabes n’aiment pas les Noirs », ce sont des phrases que j’ai entendu. Du coup dans ce monde où ils ne sont pas chez eux, il n’y a pas d’autres options que de se regrouper entre soi dans les ghettos. Il n’y a pas de voyageurs indépendants sur la route ou plutôt même un voyageur indépendant doit passer par ces structures. Si vous êtes tout seul vous ne pouvez pas sortir du désert et vous prendre un hôtel à Tamanrasset. Vous êtes considéré comme illégal donc il n’y a pas d’histoire d’hôtel car vous n’avez pas de papiers. Et si vous avez des papiers vous pouvez quand même vous faire emmerder par la police. Vous êtes Camerounais, vous allez au ghetto camerounais, point. Il n’y a a pas d’autre option.

Il faut comprendre cette réalité pour rentrer dans l’histoire que je raconte. Le ghetto c’est pas le « ghetto des Africains » ou le « ghetto des migrants ». Il y a plusieurs communautés donc plusieurs ghettos : celui des Nigérians, des Congolais, des Ivoiriens, des Guinéens… C’est très organisé. Chaque ghetto a son gouvernement avec un chairman à la tête qui est un dictateur. Il fait tout et n’importe quoi. En général c’est un ancien migrant, qui redeviendra un migrant quand il aura fini son temps comme chairman. Il fait un an et après il se remet sur la route avec l’argent qu’il a récolté même si certains deviennent un peu des chairmen réguliers… J’ai été passionné par ce monde parallèle et j’ai eu l’impression de faire un film de mafia avec les systèmes de familles et les codes d’honneur, les rapports de force. Tout ça, les livres ne me l’avaient pas appris. C’est en prenant en compte cette dimension, que j’ai adapté mon scénario. On ne peut pas faire un film sur un sujet comme celui-là en occultant les réalités du terrain. Ce ne sont pas des concessions au final, ça m’a permis d’élever le niveau !
 

Tout au long du film, il y a beaucoup de tension. Est ce que vous avez ressenti une tension de la part la population locale du fait du sujet de votre film durant le tournage ?

Tout a été recréé pour le film. On a tourné et recréer les ghettos au Maroc alors que la moitié de l’histoire se passe en Algérie. On était pas dans les vrais lieux, on est resté sur une logique de cinéma fiction. Mais j’ai quand même demandé aux acteurs de m’aider à coller le plus à la réalité de la vie dans le ghetto. C’est allé de comment on s’éclaire à comment on plie les couvertures.
Sur le tournage j’ai pris beaucoup de « bad boys ». Plusieurs personnes du casting ont fait de la prison, ce sont des ex-bandits, des anciens chairmen mais avec moi ces gens étaient adorables.
Dans les quartiers très pauvres du Maroc, il peut y avoir des frictions entre les Noirs et ces Marocains très pauvres, qui sont parfois un peu paumés, tombés dans la drogue. Les Noirs sont souvent agressés dans la rue, ils se font piquer leur portable, ils se font attaquer au couteau, au quotidien. Même sur mon tournage durant l’une des scènes avec les Congolais, entre deux prises un jeune Marocain complètement drogué est sorti avec un grand couteau pour attaquer les mecs. Il s’est enfuit et on a continué le tournage. Ce genre de trucs peut arriver.
Avec les personnes qu’on a recrutées, je n’ai eu aucun problème. Mais au début je dois avouer que j’avais peur des Nigérians. Les Nigérians tout le monde a peur d’eux ! Sur la route ce sont des terreurs. Et c’est vrai que j’ai pris des durs car je ne voulais que la violence soit jouée comme un acteur du conservatoire l’aurait fait. Je voulais des gens qui connaissent les codes de la violence.
 

Dans le film, il y a trois communautés qui sont mises en avant : les Nigérians, les Camerounais et les Congolais. C’était quelque chose que vous aviez prévu en amont ?

C’est venu sur le terrain et assez tardivement dans l ‘écriture du scénario. Tant que j’étais en France je n’avais pas vraiment pensé à cette question. Je ne voyais pas trop ce que ça apporterait à l’histoire. Puis sur le terrain je me suis rendu compte que ça avait tout son sens et encore plus avec le côté Roméo et Juliette que ça induisait. Je voulais un francophone et une anglophone pour apporter une richesse. Les Nigérians forment une communauté qui est à part sur la route car ils sont les plus puissants, les plus dangereux et les plus craints des autres. Ils sont aussi les plus organisés et les plus « mafieux » . Les Camerounais sont aussi nombreux parmi les migrants. Ils ont la réputation d’être durs et surtout ce sont les seuls qui osent affronter et se battre avec les Nigérians. Donc c’était intéressant que les personnages soient issus de ces deux communautés.
 

On entre dans le vif du sujet dès le début du film et cette première scène met tout de suite mal à l’aise c’était voulu ?

Cette première scène est fondamentale tout d’abord car elle nous plonge tout de suite dans ce qui fait la singularité du film avec ces langues différentes, ces communautés différentes. On est tout de suite plongé dans cet univers intra-africain. Ce décentrement immédiat dans le film est très important pour le spectateur français.
L’autre élément qui est primordial dans cette scène c’est le danger immédiat pour la fille. On a ces gars qui sont pas des méchants qui l’emmerdent. Et tout de suite on comprend que pour une fille toute seule, dans le désert, sur la route ; tout le monde va être dangereux. Ce n’est pas seulement les militaires, les policiers ou les passeurs. Tout homme est dangereux. Ça commence comme une blague et ça tourne au vinaigre. C’était capital pour installer cette tension qui reste pendant tout le film. C’est la source de toute la tension dramatique du film.
 

Est-ce que vous avez cherché à faire passer un message politique dans le film et si oui lequel ?

Je pense que le film est politique mais qu’il n’y a pas de message. Je distinguerais les deux. Je ne cherche pas à dire « votez pour changer telle loi ». Ce n’est pas un film de démonstration non plus. Il n’est pas unilatéral, au contraire c’est un film qui nous plonge dans la complexité du monde. Il a perturbé aussi des spectateurs de gauche, des militants pour les droits des migrants qui ont dit « Pourquoi est-ce qu’il montre qu’entre les migrants aussi y’a de la violence ? » alors qu’on aimerait que les migrants ne soient que des victimes. Je n’ai pas fait ce film pour avoir une vision idéologique du monde. Ce qui m’intéresse c’est de montrer le monde tel qu’il est. Cela dit, je pense que le film par son entreprise même est politique, dans le décentrement que nous oblige à faire ce genre de films. Pendant une heure et demie, on oblige le spectateur à regarder la carte dans l’autre sens. Il devient lui-même par empathie quelqu’un du Sud qui cherche à aller vers le Nord, dans cette précarité absolue de ces hommes et encore plus de cette femme pour qui le monde est très hostile.
 

Que sont devenus les deux acteurs principaux ? Aux dernières nouvelles, Justin était retourné au Cameroun...

Justin est finalement revenu vivre au Maroc, je l'ai d'ailleurs aidé pour ça. On lui a payé son billet d'avion et via la festival du film de Marrakech, il a pu obtenir un visa. Il a maintenant un vrai passeport avec son vrai nom dessus, ce qui était important pour lui. Maintenant son projet c'est de monter un business de bananes plantains importées du Cameroun pour une vendre au Maroc.
Pour Endurance c'est plus dur et c'est plus un souci pour moi. Elle est toujours à Casablanca avec son petit garçon de 2 ans. À chaque fois que je lui parle, elle me dit qu'il n'y a rien pour elle au Maroc. Elle voudrait venir en France. Je lui ai dit que ça allait être dur surtout que si elle vient en France ce sera sur un Zodiac. C'est super dangereux, pour une vie de galère qui l'attend en France. Elle a conscience de ça. Mais elle sait aussi que si elle vient en Europe, son fils pourrait aller à l'école et avoir la chance d'avoir un autre avenir.
 

Hope
Réalisé par Boris Lojkine
Avec Endurance Newton et Justin Wang

En salles depuis le 28 janvier 2015
 


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