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Playa DC : Un certain regard de cannes

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Rédigé le Lundi 28 Mai 2012 à 13:28


La Playa Dc explore divers horizons, donne une vision de la vie non convenue, brute, parfois cruelle qui questionne et ne donne aucune réponse toute faite. Le film a retenu l'attention du festival de Cannes dans la catégorie « un certain regard ». Le film aborde les thématiques très délicates de l'exil, de la guerre et du rapport à l'autre quand la différence entre les uns et les autres, est visible par le prisme de la couleur de la peau. L'histoire se déroule à Bogotá, une ville où cohabitent diverses communautés, chacune essayant de survivre.


Juan Andres Arango, réalisateur colombien, québécois d'adoption, souhaite à travers son premier film mettre en avant les difficultés de la communauté afro-colombienne qui souffre de l'absence de reconnaissance et de considération. Cette situation est commune a de nombreux pays d'Amérique du Sud comme le Brésil où les populations se côtoyant, réclament chacune aux autres de leur donner la place qu'elles estiment mériter.

LA PLAYA DC
LA PLAYA DC
Les afro-colombiens ont le sentiment d'être toujours des citoyens de seconde zone qui n'ont finalement pas leur place dans ce grand pays, en particulier dans les grandes villes. La question raciale, thème central du film se pose dans toutes sociétés, y compris en Europe, les minorités dites « invisibles » exigent leur place dans des sociétés qui jusqu'à présent, pensaient que la diversité n'était qu'une question secondaire. Cette revendication identitaire qui jalonne le film tend à rappeler que le cinéma sait aussi faire un ancrage dans le réel et montrer que cette histoire pourrait être la nôtre.

Tomás, guide principal malgré lui de ce road movie à travers Bogotá, nous emmène à la recherche de son frère disparu dont il veut absolument retrouver la trace; à cela s'ajoute les problèmes de subsistance dans une ville où il ignore les codes de la débrouillardise. Tomás a quitté son petit village en bord de mer et se retrouve dépaysé dans cette grande ville où il erre sans autre but, mais où ses talents de coiffeur vont l'aider à survivre dans cette capitale hostile.

Playa DC : Un certain regard de cannes
Juan Andres Arango a voulu mettre en avant cette minorité invisible et indexer ce problème sensible du racisme au quotidien qui empêche toute bonne cohabitation des uns et des autres, certains se considérant comme victimes de discrimination sans fin. Ce film fait écho au roman de Ralph Ellison « Invisible Man » paru en 1952 qui traite de la question de l'invisibilité d'un jeune Noir qui dans cette Amérique des années 30, bien qu'étant constitué de chair et d'os comme tout le monde, ne jouit pas des mêmes privilèges, car on refuse de le voir comme Homme tout simplement. Ce sujet fédère au-delà de la Colombie et renvoi à des réalités intemporelles qui continuent de faire débat.

Playa DC : Un certain regard de cannes
La force de la Playa Dc réside dans le fait que le film ne se contente pas d'opposer les uns aux autres et veut apporter une lueur d'espoir à ce jeune Tomás qui se cherche et ne baisse pas les bras. Le film est une coproduction colombienne, brésilienne et française, à ce titre on ne désespère pas de le voir projeter prochainement dans nos salles obscures.


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