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Noir n'est pas mon métier : seize comédiennes écrivent un livre pour témoigner et dénoncer !

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Rédigé le Mercredi 9 Mai 2018 à 23:47



Noir n'est pas mon métier : seize comédiennes écrivent un livre pour témoigner et dénoncer !
« Dans le cinéma, on est souvent ramenés, réduits à la couleur de notre peau. Une couleur de peau n'est pas un métier. » 16 actrices, toutes touchées par le racisme quotidien. Dans leur livre-manifeste Noire n'est pas mon métier (Editions du Seuil) sorti ce jeudi 3 mai, elles dénoncent toutes les discriminations auxquelles elles ont eu affaire au cours de leur carrière.

Des phrases chocs comme « Pour une noire, vous êtes vraiment intelligente, vous auriez mérité d’être blanche ». Ces femmes en ont assez de subir sans rien dire et profitent de la répercussion du ''#MeToo'' pour balancer les propos racistes. Passé le stade des plaisanteries douteuses, on en arrive à la réalité de leur condition : ces actrices noires et métisses doivent se battre quotidiennement pour accéder à des rôles stéréotypés, mineurs et souvent très fortement racisés juste pour l'effet que donnera le film sur le grand public. « Toutes les tranches d’âges, les origines, les religions et les classes sociales sont représentées. Ce qui prouve bien que la Noire, ça n’existe pas ! »

Aïssa Maïga (Les Poupées Russes, Il a déjà tes yeux, Le Rêve Français) est à l'origine et commence en dénonçant radicalement les travers du cinéma : « Notre présence dans les films français est encore trop souvent due à la nécessité incontournable ou anecdotique d’avoir un personnage noir ». Sonia Rolland explique « On a écrit le livre avec beaucoup d’humour parce qu’on essaie de décomplexer les gens sur la question ».

« Ce n'est pas la première fois que je m’empare de ce sujet mais j'ai l'impression que ça ne bouge pas. » déclare Aïssa Maïga. Elles reviennent sur leurs vécus individuels et démontrent l'aspect systémique de la chose : « L’imaginaire des productions françaises est encore empreint de clichés hérités d’un autre temps », explique Aïssa Maïga, et surtout que « ça ne marche pas en terme de recettes». Au niveau des salaires aussi, Firmine Richard (La Première Étoile) dénonce son salaire 5 fois moins important que les autres sur le tournage.

L'objectif est simple : « Aujourd'hui, le peuple français a besoin des récits, des fictions, qui rendent hommage à la diversité de la France. » « Noire n’est pas mon métier », collectif, Ed. du Seuil, 128 pages, 17 €.

Olympe Challot


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