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Dreadlocks Story et My father's land : l'immigration et l'identité ethnique et culturelle à l'affiche du Trinidad + Tobago Film Festival 2016

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Rédigé le Lundi 23 Mai 2016 à 14:33


Deux films, un festival : le Trinidad + Tobago Film Festival qui cette année encore s'attache à présenter des films qui éveillent les consciences.
A découvrir de toute urgence.


My father's Land : un documentaire poétique sur l'immigration aux Bahamas

Le documentaire My Father's Land (sorti le 20 septembre 2015) et dirigé par Miquel Galofré et Tyler Johnston sera présenté au Trinidad + Tobago Film Festival qui se tiendra du 20 au 27 septembre 2016. 
Festival des Caraïbes anglophones, il a lieu une fois par an et se consacre aux films documentaires, courts ou expérimentaux. Le film, accueilli par la critique comme un film essentiel, traite d'une question problématique et très actuelle : l'immigration.
Il fera partie des films majeurs du festival.


Le film raconte l'histoire de Papa Jah, un jardinier haïtien, qui a passé ses quarante dernières années aux Bahamas, à vivre dans la communauté marginalisée appelée the Mud. Quand il apprend que son père de 103 ans vient de tomber malade, il craint de ne pouvoir le voir avant qu'il meure. Il décide donc de revenir en Haiti, dans le petit village de sa famille sur l'île de La Tortue, pour venir le visiter.
Miquel Galofré vient de Barcelone et vit au Trinidad. Ses documentaires précédents (primés) sont Why Do Jamaicans Run So Fast?, Hit Me with Music, Songs of Redemption (co-directed by Amanda Sans), and Art Connect. Tyler Johnston, d'origines mêlées (Bahamas, USA) est un artiste et un réalisateur vivant à Trinidad et Tobago. Il a dirigé le court documentaire Five Bones. Galofré est un cinéaste organique. Il  suit les énergies, la magie personnelle et poétique  des sujets qu'il  filme dans le but de faire ressortir leur authenticité. On retrouve ce rapport au monde et aux images dans My Father's Land. Johnston, qui a grandi en partie à Abaco aux Bahamas, communauté partagée entre Haïtiens et des Bahamiens, a indiqué au public que Papa Jah était un ami de longue date.  
My Father's Land a été filmée en plus de 20 jours avec beaucoup de déplacements entre les différentes prises et différents dangers rencontrés sur la route  (à un moment, l'équipe filme sur des motos qui filent à travers la campagne haitienne).

Le film dépasse l'entreprise visuelle poétique et interroge aussi la question de la migration, humanisée ici. Les deux réalisateurs explorent aussi la situation délicate des deux peuplades qui cohabitent aux Bahamas, toutefois sans faire un film politique. Ce n'est pas le but : il s'agit de produire un ensemble visuel, poétique et réflexif, qui soit un tremplin pour l'imagination et la pensée du spectateur.

Après le film, Papa Jah est retourné aux Bahamas, pour vivre, et travailler. Il a maintenant un statut légal.

My father's land :un film essentiel

Aymeric LE GUILLOU


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