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Body and Soul (1924)

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Rédigé le Mercredi 7 Mars 2012 à 22:00


Drame d'Oscar Micheaux


Body and Soul (1924)

Synopsis : Isabelle (Mercedes Gilbert) vit avec sa mère, une fervente pratiquante. Cette dernière veut la marier au pasteur local, le Révérend Isiaah Jenkins (Paul Robeson) – un imposteur doublé d’un ivrogne, évadé de prison et pécheur invétéré (mais la mère l’ignore). Isabelle est pour sa part éprise de Sylvester (Paul Robeson encore), le frère jumeau du pasteur corrompu. Elle n’a d’autre choix que de fuir. Plusieurs mois plus tard, sa mère la retrouve à Atlanta, affaiblie et affamée. La jeune fille raconte. Flash-back. Un soir de tempête elle et le Révérend se sont retrouvés seuls à l’abri d’une cabane abandonnée. Profitant de cette intimité, il s’est approché d’elle, menaçant, et l’a violée. Quelques jours plus tard, alors que sa mère l’avait de nouveau laissée seule avec lui, le Révérend l’avait brutalisée pour lui faire avouer la cachette où se trouvaient les économies du foyer. Anéantie, la jeune fille a préféré fuir, laissant croire à sa mère que c’était elle qui avait pris l’argent. Fin du flash-back. De retour chez elle, la mère fait irruption dans l’église au milieu d’un sermon et, tout en expliquant qu’elle vient d’enterrer sa fille, condamne en public l’usurpateur qui doit fuir, la foule à ses trousses. La vieille femme rentre chez elle, dépitée, et s’assoupit... mais tout ceci n’était qu’un mauvais rêve. Elle consent finalement au mariage d’Isabelle et Sylvester et tous trois, unis et heureux, s’installent grâce aux économies dans une belle maison bourgeoise.

Body and Soul (1924)

Avis : Oscar Micheaux (photo du haut) est le cinéaste incontournable de l’histoire du cinéma africain-américain de la première moitié du siècle et s’il ne fallait en retenir qu’un ce devrait être lui. Auteur d’une quarantaine de films durant la période 1919-1948 (plusieurs d’entre eux ont pu être conservés), il est assurément le cinéaste le plus prolifique de son époque. Celui que l'on considère comme « le père du cinéma noir indépendant » s’en prend ici, dans son 17eme film, aux pratiques de certains pasteurs noirs corrompus et charlatans. Paul Robeson y interprète un personnage sans ambiguïté, menteur, voleur, brutal, ivrogne. L’extrême férocité du discours du cinéaste trouve sans doute sa justification dans sa volonté de lutter contre l’ignorance des masses noires. Il n’hésite pas pour cela à ternir l’image de ce qu’il est convenu d’appeler une sacro-sainte institution au sein de la communauté noire. Le dénouement final, dévoilant que toute l’histoire n’était en fait qu’un cauchemar, édulcore cependant quelque peu le propos satirique et nous encourage à penser que le cinéaste a subi diverses pressions et censures. [Régis Dubois]

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